Migou moiriotte


Histoire de vie : 1

Parce que la vie dépasse bien souvent la réalité, parce qu’on oublie petit à petit ces moments anodins qui nous construisent et qui sont le sel de la vie, je vais me permettre de garder souvenir de quelques anecdotes. Elles ne seront pas très intéressantes pour vous, mais pour moi, ce sera l’un des biens les plus précieux :

 

Aujourd’hui, dimanche 11 mai 2014, mon grand garçon de 5 ans (pas encore 1/2) vient de perdre sa première dent !


« Le sermon sur la chute de Rome » de Jérôme Ferrari

Deux amis d’enfance, l’un corse, l’autre du continent mais dont les racines sont implantées sur l’île de beauté. Nous suivrons leur évolution au fil du temps, avec des retours sur les aïeux. De leur enfance, de leur héritage familial, leur années d’université pour finalement se retrouver à l’aube de leur vie adulte ensemble dans le seul endroit qui leur paraît être le leur : le village corse, village natal pour l’un, village d’enfance mais qui semble être celui qui est fait pour lui quant à l’autre.

Ces deux amis vont reprendre la gérance d’un bar. Commence une drôle d’aventure, qui ira de mal en pis…

 

Je savais que l’auteur avait été primé. On a toujours un peu peur des livres primés. Copinage, agitation de méninges et tout le toutim. Pour autant, je ne savais absolument pas à quoi m’attendre dans ce roman. Aucune idée du pitch et de ce qu’il racontait. Je m’attendais donc à un pavé rébarbatif.

Oui… il faut que je m’explique : comment ne pas être au courant de la quatrième de couv’ ? C’est simple, depuis un an, je suis passée au livre numérique. Donc, en choix, j’ai le titre et l’image. Point-barre. Et celui-ci était un livre que l’on m’avait offert avec la liseuse.

Je reprends ma chronique : dans un premier temps, j’ai été déstabilisée par la longueur des phrases. Moi qui suis une adepte des phrases courtes (je vais faire ma crâneuse : des empans courts) et des chapitres qui ne le sont pas moins, vous imaginez comme j’ai dû parfois m’y reprendre à plusieurs reprises. Malgré tout, c’était très poétique… Petit à petit, les phrases se raccourcissent… à moins que ce ne soit moi qui m’y sois habituée. Et me voilà prise dans ce livre étonnant.

On y trouve des images bien trempées, certain pourrait même parler de clichés… Et pourtant, ça ne m’a nullement ennuyée. J’ai ri, j’ai trouvé poétique (pas toujours…). Bref, j’ai passé un très bon moment en compagnie de ce roman !


Des yaourts presque parfaits

Oui, je suis une adepte du DIY. D’une part parce qu’on sait ce qu’on fait, ce qu’on met, ce qu’on utilise. Et d’autre part parce que je suis fière de faire des choses par moi-même.

Cela fait un moment que je fais mes yaourts maison. Mais j’avais un peu laissé tomber ces derniers temps. Pour quelle raison ? La même que de nombreuses personnes : ils étaient gluants. Ce qui ne change en rien le goût, mais ce n’est ni facile ni ragoûtant. Même les enfants ne voulaient pas en manger. Ce qui est dommage.

Depuis que je fais mon régime… euh, pardon ! mon « rééquilibrage alimentaire », j’enfourne les yaourts à une vitesse impressionnante. Même si la question du prix n’est pas forcément à l’ordre du jour (le DIY n’est pas forcément moins cher), j’ai décidé de retenter l’aventure du yaourt. Mais cette fois, il me les faut maigres !

 

Et voilà, ma première fournée avec une toute nouvelle recette. Ils sont parfaits ! Ou presque… Presque car pas tout à fait fermes, mais en tout cas pas gluants pour un sou ! Et ça, grâce à ma copine Sabyne, alias Lykhorn, du blog « Mets ta serviette et lave-toi les mains on mange… » (en lien).

 

Yaourt maison


« Wicca » de Cate Tiernan

Morgan est une jeune lycéenne passe-partout. Ni belle, ni moche. Juste invisible, à la différence de sa meilleure amie, la fille populaire par excellence.

Arrive Cal, nouvel élève, attirant, beau, étrange, ouvert à tous. Il fera découvrir à Morgan et ses amis un tout nouveau monde, ou plutôt un nouvel art de vivre, un religion : la Wicca. Lors d’un cercle, Morgan découvre ses pouvoirs en éveil. Des pouvoirs qu’elle refuse au départ, qu’elle ne comprend pas, des pouvoirs hors du commun. Car Morgan n’est pas n’importe qui, elle est une sorcière de sang, adoptée par une famille aimante et sans soucis.

5 tomes où nous suivrons les l’éveil, la maturation, les dangers et les amours de Morgan et ses amis. Tous ne sont pas ce qu’ils semblent être. Les méchants s’avèrent les gentils et vice-versa.

Et la question qui restera en suspend tout au long des 5 tomes : quand perdra-t-elle sa virginité ?!

 

 

Vous l’aurez compris, une petite série sans prétention autour de la magie et des amours adolescentes. Limite eau-de-rose. Mais je ne vais pas cracher dans la soupe. Avec une pointe de honte, j’avoue avoir lu les 5 tomes en un temps record (si j’avais su, j’aurais avancé dans le challenge ;) )… Mais à ma décharge, je venais de galérer avec un livre de fantasy lent à souhait…. Lire 100 pages en 1 mois 1/2, ça ne me ressemble pas… J’ai donc finalement laissé tomber. Alors, vous pensez, retrouver une série jeunesse qui se lit super vite… ça fait du bien !

 

Bon, j’avais présente à l’esprit la série télévisée « Buffy contre les vampires »… C’est totalement ça, mais à la sauce wiccane ! Et comme je suis une inconditionnelle fan de Buffy…


« Novecento, pianiste » de Alessandro Baricco

Un jeune trompettiste cherche du travail. Il s’embarque sur un bateau. Son style ? Il ne sait pas… « Alors, si tu ne sais pas, c’est que c’est du jazz…. et ils en raffolent là-haut ! » Engagé dans l’orchestre pour améliorer les traversées des premières classes, il fait alors la rencontre d’une légende vivante. Non pas Duke Ellington ou autre, mais Novencento !

Novecento est né sur le bateau. Abandonné par des troisièmes classes lors d’une rtaversée, il a été recueilli par l’un des gars du bateau. Il s’est découvert une passion et un don exceptionnel pour le piano. Dès lors, Novecento n’a eu de cesse de jouer, jouer, jouer… Mais jamais il ne descendra du bateau !

 

Le livre raconte l’histoire de Novecento, ainsi que sa rencontre avec le narrateur.

 

 

Ah ! Baricco (impossible de me rappeler l’orthographe exacte, rien à faire !) L’un de mes chouchous, avec Maaloouf et Eco. 2 italiens et 1 franco-libanais. Oui, mais dépaysement absolu ! Surtout chez Baricco, qui m’impressionne par ses styles et ses histoires. Ses, car à chaque roman, il nous transporte dans des lieux, des temps, des écritures complètement différentes. Si j’aime lire du Amélie Nothomb, j’ai l’impression d’être souvent dans le même livre, à peu de choses près. Baricco est à l’opposé de la formule magique. Voilà pourquoi je l’admire tant.

De plus, ses écrits sont souvent portés en lecture à voix haute (ce qui dans mon métier m’intéresse énormément). son style peut alors friser le langage parlé.

 

A lire absolument, pour un plaisir infini des mots (notamment dans « Soie ») !


« American Psycho » de Brett Easton Ellis

Etonnamment, ce livre ne m’a pas laissé un souvenir immuable de son contenu. Je serai incapable, alors que lu il n’y a pas si longtemps, d’en faire un résumé digne de ce nom. Seule me reste l’impression…

Quelle impression ? Du malaise, frisant le dégoût. Oh !  Pas tout de suite… Non non non… c’est sur la fin que les choses se gâtent. Les violences sexuelles, le rabaissement, la coprophilie et compagnie, ce n’est vraiment pas mon truc. Sans savoir si c’était de la réalité (enfin, toute relative, il s’agit de la réalité du personnage principal, scénariste de renom) ou du rêve (qui parle de rêve ici ? du cauchemar, ou pire du fantasme !)

 

Bon, je ne vais pas faire ma prude, mais je ne suis pas prête de lire un autre Ellis de si tôt. Je le ferai, il ne faut jamais rester sur une impression, mais à petite dose. L’auteur n’est-il pas connu et reconnu pour son côté provoc ?


« Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre » de Ruta Sepetys

Lina Vilkas, 15 ans, vit à Kaunas, en Lituanie. Un soir, le NKVD (gardes russes) entre en trombe et emmène sa famille. Seul le père est absent. Sa mère, Helena, et son frère, Jonas, une dizaine d’années, entament alors un long… un très long périple. Ils étaient sur la liste. La liste de quoi ? De qui ? A cette époque, la russie de Staline a envahi la Lituanie et déporte les « antisoviétiques », savoir les intellectuels, les bibliothécaires, les anciens militaires, etc. Leur père, universitaire et résistant, a condamné sa famille à l’exil. Ainsi, ils rencontrèrent, dans le wagon à bestiaux où ils sont entassés, tout un groupe de personnes qu’ils suivront pour la plupart tout au long du périple : Andrius et sa mère, l’homme à la montre, le chauve, Ona et son bébé fraîchement né, Mme Rimas, Melle Gryblas, la grincheuse et ses filles, Janina et sa mère. On suivra la déportation de ce petit groupe sur des semaines et des mois. Après le voyage éprouvant en train où certains perdirent la vie, ils se retrouvèrent au fin fond e l’Altaï, dans un kolkhose. Ils y travailleront comme des esclaves, avec toujours la pression du NKVD. Ils veulent qu’ils signent un papier, où ils acceptent leur qualité de criminels, ce qui les condamneraient à 25 ans de travaux forcés. Dans la hutte rudimentaire de Oliouchka, ils travaillent et survivent. Ils trouvent un soutien secret en la personne de Kreszky, un garde adverse. Tout au long, on se demandera ce qu’ils n’auront pas pu leur prendre. Tout ceci sera décliné par petites touches : leur dignité, leur identité et leur humour ! Ils ne leur donneront pas, non plus, leur peur.

Les mois se passent, tant bien que mal. Malgré la dureté de la vie et du travail, malgré les brimades (« snivius », cochons en russe), malgré les maladies (le scorbut entre autre), la vie continue. Et Lina se rapproche d’Andrius… Lina est une artiste née. Elle est douée. Son père, vu à la sauvette lors du déportement dans le train, lui a enjoint de dessiner ce qu’elle voyait. Ces dessins, la patte de Lina, sa fille, il la reconnaîtrait et saurait alors la retrouver. Ces talent offrirent même à Lina et sa famille de pouvoir manger un peu plus que de coutume, après avoir fait un portrait du commandant du kolkhose. Helena, la mère, est un soutien immense pour la communauté déportée. Elle parle le russe et négocie, sans perdre sa dignité et son espoir. Malheureusement, le sort va s’acharner contre eux. Les voilà de nouveau déportés vers la Sibérie, dans le camp le plus reculé de la Russie, là où la nuit polaire sévit, là où les tempête de neige auront raison de nombreuses vies, dont Helena. Finalement, ils seront sauvés par la venue d’un médecin, rapporteur au service de la Russie sur le bon fonctionnement des camps. Ce médecin ? Ce n’est  nul autre que le garde Kreszky qui l’aura envoyé. En 1991, des hommes du bâtiment, à Kaunas en Lituanie, déterrent un pot contenant des papiers et des dessins, ceux de Lina, rentrée 11 ans plus tard au pays avec son frère et Andrius, dont elle deviendra la femme. Avant l’autonomie du pays, personne n’était en droit de parler de ce qu’ils avaient vécu, sous peine d’y retourner. Ce témoignage sera un bien très précieux.

spacer dans Défi A à Z

Un livre à l’écriture simple, qui se lit assez rapidement. On ne peut oublier d’autres monuments du genre : » le journal d’Anne Franck », » la liste de Schindler » et plus récemment, « Elle s’appelait Sarah ». Même si le contexte est radicalement différent, on parle ici de déportation de populations Lituaniennes, Lettoniennes et Estoniennes, le côté rafle, déportation, travaux forcés, famine, brimades, camps de travail et l’époque (1941) nous ramènent constamment aux déportations juives par les armées de Hitler. Hitler, par ailleurs, est perçu ici et chez certains comme un potentiel sauveur. Mais beaucoup savent que ce n’est que le choix entre la peste et le choléra ! L’angle du livre n’est, en ce qui me concerne, pas assez différent pour me faire oublier d’autres monuments littéraires. Le frisson n’était pas forcément au rendez-vous. D’autant plus que le ton, n’oublions pas que la narratrice n’a que 15/16 ans), ainsi que d’autres enfants présents dans le roman, ont un parler trop propre à mon goût. Néanmoins, il faut reconnaître un point important à ce livre : il nous parle de Staline et du génocide de peuples. La lecture de « ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre » nous renvoie à l’Ukraine, dans son actualité tourmentée. On ne pourra pas dire que nous ne sommes pas au courant ! Une lecture s’impose pour devoir de mémoire…
Ce livre fait partie de la collection Scripto, ce qui implique une collection dite jeunesse. Ainsi, le style est assez simple et les exactions, même si elles sont violentes, ne sont pas aussi décrites que dans d’autres livres ou adaptations. Voilà peut-être la raison pour laquelle je n’ai pas été aussi remuée que pour le livre « Elle s’appelait Sarah » de T. de Rosnay…

Une histoire pour les enfants… zenifiante !

Ecrite pour les 6 ans de ma puce… 2 autres volets suivent ce premier essai.

 

« Mon petit ventre m’a dit », par ici -> http://www.leconteur.fr/histoires/fictions/190-mon_petit_ventre_ma_dit.html


Liste de lecture

Je suis en retard pour ce challenge. Je le commence en mai, au lieu de janvier. D’accord, on peut remonter le fil de nos lectures depuis janvier, mais c’est là qu’on se rend compte qu’on n’a pas tant lu que ça. Et ceux que j’ai lu sont soit fin 2013, soit dans une lettre déjà prise ! Grumbl !

En même temps, il y a le travail, la famille (qui, tout de même a ma priorité), et mes propres romans…

Je tricherai, au besoin, hé hé… Pas tant que ça. J’y ajouterai les livres lus en compagnie de ma petite puce ! Ou je prioriserai les livres courts ;)

 

A : Charlie Audern, « Natalh » -> proposé et offert par l’auteur !

B : Alessandro Baricco, « Novencento » -> lu et commenté

C : Harlan Coben, « Ne t’éloigne pas »

D : James Dashner, « L’épreuve, T1 : le labyrinthe » -> lu et commenté

E : Bret Easton Ellis, « American psycho » -> lu et commenté

F : Jérôme Ferrari, « Le sermon sur la chute de Rome » -> lu et commenté

G : Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard, « La femme parfaite est une connasse ! » (waouh ! tout un programme !) ->lu et commenté

H : Homère, « L’Iliade et l’odyssée »

I :

J : Christian Jacq, « Les trois crimes de Noël »

K : Joseph Kessel, « Le lion »

L : Pascal Lainé, « La dentelière »

M : Katja Millay, « Tes mots sur mes lèvres »

N : F.Nietzche, « ainsi parlait Zarathoustra »

O : Gérard Oberlé, « Itinéraire spiritueux »

P : Ophélie Pemmarty, « Les somnambules »

Q : Pascal Quignard, « Les paradisiaques » ou Annie Quintin, « Cher trou du cul » (parce que le titre me fait bien rire !

R : Laurie Vieira Rigler, « Les tribulations d’une fan de Jane austen » -> en cours de lecture

S : Ruta Sepetys, « Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre » -> lu et commenté

T : Cate Tiernan,  » Wicca » tome 1 à 5 -> lu et commenté

U :

V : Caroline Vermalle, « L’avant-dernière chance »

W : Bernard Werber, « Le trésor de l’île des visionnaires »

X :

Y : Moïra Young,  » Les chemins de poussière » -> lu et commenté

Z : Carlos Ruiz Zafon, « Le palais de minuit »

 

En rouge : les livres lus et commentés

En vert : le livre en cours de lecture

En noir : le point noir, la bête noire, tout ce qu’il me reste encore à lire avant fin décembre 2014


A la santé des macchabées !

Roman écrit lors du dernier challenge NaNoWriMo 2013. Nanowrimo, késako ? Défi international qui consiste à écrire une œuvre de fiction de 50 000 mots (l’équivalent de 175 pages d’un roman) sur l’unique mois de novembre.

 

« Simon, alcoolique et déglingué de la vie, va se retrouver confronté à son passé et à sa famille à la faveur de l’enterrement du père, qu’il avait pourtant banni de sa vie. Un maelström viendra le balayer… Mais jusqu’où est-il prêt à aller et à revoir ses convictions ? »

 

 

Il est toujours en cours de correction et réécriture, aussi vous pourrez lire les premiers 20 chapitres. Les autres suivront petit à petit. Où donc ? Ici : http://www.leconteur.fr/histoires/fictions/188-a_la_sante_des_macchabees.html

 

Les commentaires peuvent se faire sur le site ou ici… Bonne lecture !


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