Migou moiriotte



« L’épreuve – T1 : le labyrinthe » de James Dashner

Pocket jeunesse

 

Thomas est débarqué, après une longue ascension dans le noir. Une nuées d’ados le dévisagent. Il ne les connaît pas, il ne comprend pas tout ce qu’ils disent, mais surtout, il ne se souvient de rien. Amnésique. Comme tous les autres « blocards », ainsi qu’il l’apprendra.

Il a atterri dans un endroit qu’on nomme « le bloc », jouxtant le terrifiant « labyrinthe » où grouillent des monstruosités la nuit. Heureusement, les portes séparant le bloc du labyrinthe se ferment tous les soirs à la même heure, offrant la possibilité aux murs du labyrinthe de changer de position à leur gré.

La vie dans le bloc est régie de main de maître par des « matons », chefs de divers travaux à effectuer. Il n’en demeure pas moins que ces matons sont aussi jeunes que Thomas. Ils ont tous entre 12 et 16 ans.

 

Thomas, le bleu de service, va découvrir la vie au bloc. Avec bien des difficultés. Une pesanteur règne sur l’apesanteur. L’omerta est omniprésente. On n’apprend que petit à petit et surtout, on ne pose pas de questions ! On suit les règles, un point c’est tout. Mais l’arrivée de Thomas génère des sentiments contradictoires. accueilli à bras ouverts par certains, haï par d’autres pour une raison inconnue. Une chose est certaine, Thomas n’est pas comme les autres. D’autant plus que le lendemain de son arrivée, c’est au tour d’une fille d’être débarquée. Deux nouveaux en deux jours ? Jamais vu ! Une fille ? Impensable ! Mais qu’en plus cette fille vienne leur annoncer qu’elle serait la dernière et qu’à partir de maintenant tout allait changer, il n’en fallait pas plus pour attiser les rancœurs.

 

Que reste-t-il à tous comme espoir ? Celui que les « coureurs » trouvent enfin la sortie de ce fichu labyrinthe.

 

J’arrête là le résumé pour ne pas dénaturé la lecture…

 

Que dire de ce roman ? Nous sommes dans un genre qui frise la SF et l’anticipation.

N’ayant pas lu la quatrième de couv’, je ne savais pas à quoi m’attendre. Uniquement le titre. J’imaginais donc l’importance du labyrinthe dans le récit… Autre remarque à posteriori : Pocket jeunesse. J’avais effectivement vite vu qu’il s’agissait de littérature jeunesse. Et pourtant, on finit par l’oublier. Les adultes y trouvent leur compte.

L’auteur s’attache aux caractères des personnages, plus qu’à leur description. On sait très peu de choses sur le physique de Thomas. Mais ses réactions, ses humeurs, ses envies compensent largement. J’ai vu qu’une BA de l’adaptation cinématographique du roman circule en ce moment sur le net. Bien entendu, je n’ai pas voulu la voir, pour éviter de déflorer les surprises potentielles que le récit pouvait encore me livrer. Mais il y avait autre chose : je n’ai pas réussi, tout au long de ma lecture, à m’imaginer tant les personnages que les lieux. C’était assez troublant au début. Mais au bout des quelques 320 pages, on n’en a que faire, tant la psychologie prend le dessus.

On peut reprocher à l’auteur des expressions qui reviennent un peu trop souvent. Mais ne voyons-nous pas, dans le monde réel, des expressions devenir à la mode ? A lors, combien plus dans un milieu confiné ! Par contre, dans cette première épreuve, le labyrinthe, s’il est important, n’est pas si exploré. Il faudra attendre une bonne moitié du récit avant de s’y enfoncer. La première partie étant surtout consacrée à placer le décor et les personnages. Personnellement, j’ai trouvé cela un peu longuet… De l’idée que je m’était faite du livre avant de le commencer, j’en étais finalement assez loin à la lecture.

 

La deuxième partie, et surtout le dernier quart, va allait en s’accélérant. Un climax assez fort, même si on se doute un peu de la finalité. Fort, et pourtant assez court pour une grande scène finale… La fin, toutefois, nous réserve encore quelques surprises (que j’avais prises pour des maladresses, mais que nenni !)

 

Pour tout vous dire, j’ai hâte de voir le film !


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